D'AUTRES ARTICLES

POLITIQUE
Politique : Rwasa dénonce l’intimidation de ses militants

Burundi : Massacre de Gatumba, une volonté de rendre justice

SPORT
Burundi : Un joueur remvoyé pour indiscipline

Burundi : L’équipe nationale de football s’envole pour un local à Doha

ENVIRONNEMENT
L’utilisation des sachets en voie de disparition

L’insuffisance des moyens de transport désorganise les passagers

BEAUTE
DANSE
MUSIQUE & LOISIRS
La finale de la Primusic 2019, un spectacle vibrant

SOCIETE
Ebola en RDC : Un message préventif aux chrétiens

Burundi : Un jeune albinos retrouvé mort

SECURITE
Burundi : Une source pour les victimes de la traite

Burundi : l’OIM face à la traite des personnes

MODE & STYLE
AMISOM reviews its Mission Implementation Plan to bolster its activities

AMISOM holds memorial service its High Ranked Police Commissioner killed in the Ethiopian Airline Crash

ARTS & CULTURE
Le Burundi faché contre une équipe de tambourinaires au Kenya

UB : Le retard de la bourse : la désolation des étudiants

EDUCATION
Education : Des uniformes déchirés, un comportement qui divise

Burundi : L’enseignement va bientôt être amélioré

CUISINE
Burundi : Biens meubles et immeubles saisis, les ’’putschistes’’ non épargnés

Action Aid : Campagne pour le travail décent et la valorisation du travail non rémunéré de la femme

TOURISME
Burundi : Voici les grands parcs nationaux

GALAXIE AFRIQUE RENFORCE LES CAPACITES DES JOURNALISTES

ECONOMIE
EAC : L’économie numérique se dessine

OBR : Rôle des médias dans la lutte contre la fraude

INTERNATIONAL
Justice : La peine de mort abolie à l’EAC

Le Kiswahili : Bientôt une langue officielle de la SADC.

Les femmes de Limuru sexuellement affamées après que les hommes deviennent alcooliques


By : Jean Marie Vianney Ndacayisaba , vendredi 9 août 2019  à 09 : 20 : 52
a

Les femmes de la circonscription de Limuru se battent contre les barmans. Ils disent que leurs familles sont devenues dysfonctionnelles car leurs maris disparaissent de chez eux dès 7 heures du matin pour se livrer à l’alcool.

Les hommes, se plaignent-elles, ne sont plus sexuellement actifs.
Les femmes ont lancé un ultimatum aux propriétaires de bars en disant : « respectez les horaires légaux ou nous envahirons vos locaux et nous détruirons le stock ». Ceux qui vendent de l’alcool chez eux ont aggravé la situation.

La dirigeante de la ligue des femmes au Kenya Susan Nyambura a déclaré que les zones les plus touchées sont la ville de Limuru, Nazareth, Ngarariga, Farmers Corner, le centre commercial Kwambira, Rironi, Ngecha et les villages de la circonscription de Ndeiya.

Nyambura se lamente : « Les hommes se soulent dès 7heures du matin. Il est très honteux pour nos hommes d’aller se faire prendre de l’alcool chez une serveuse si tôt le matin ». Elle continue : « Nous préparons le petit déjeuner, mais ils ne le prennent pas. Ils ne s’en vont que pour revenir en milieu de la matinée en état d’ébriété, sales et fatigués à la recherche du déjeuner et s’il n’y a rien à manger, ils ne partent que pour revenir la nuit en faisant du bruit et parfois accompagnés des concubines sales et ivres. »

Nyambura, qui a pris la parole au centre commercial de Kwambira, a révélé que la situation est si grave que certains hommes ne peuvent pas engendrer d’enfants.

Une certaine Mercy Njoki, femme de 32ans, a fait écho à ses lamentations :" Nous devons procréer quand nous sommes encore jeunes. La question est de savoir avec qui ils font cela. Parfois, nous ne les laissons pas nous toucher parce qu’ils ne font que nous faire sentir mal et nous laisser insatisfaits."

Njoki ajoute : "Certains des bars qui détruisent nos familles gardent toujours leurs portes entrouvertes, les opérateurs prétendant laver le linge à partir de 7 heures du matin, mais laissant entrer les hommes. Ils sont censés ouvrir leurs entreprises à 17 heures."

Elle prévient que ce ne sera plus comme avant que les femmes décident d’agir et de sauver leur famille. Elle regrette que certains de ses concubines se soient séparés de leur mari car les hommes ne se rendent pas au lit et ne fournissent pas de nourriture à leur famille.

Les femmes de Limuru et celles du grand Kiambu souhaitent que le président Uhuru Kenyatta intervienne alors que l’alcoolisme est en train de ruiner son comté d’origine. Le jeune dirigeant Simon Njenga a demandé au gouvernement de renforcer les patrouilles afin de protéger les élèves du secondaire contre l’alcoolisme et la toxicomanie.

Njoki a demandé à Wilson Wanyanga, commissaire du comté de Kiambu, au commissaire adjoint du comté de Limuru, Samuel Mukele, et au gouvernement du comté de s’attaquer au problème de l’abus d’alcool.

"Les opérateurs ont changé de tactique. Les dirigeants doivent proposer une stratégie pour sauver notre société", a-t-elle déclaré. Le commissaire de la région centrale, Wilson Nyagwanga, a demandé aux habitants d’informer les autorités qui, parmi elles, étaient impliquées dans des activités illégales.