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Burundi : L’aide au développement doit opérer des transformations


By : Rédaction , samedi 31 août 2019  à 10 : 06 : 28
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L’Institut Supérieur du commerce (ISCO) de l’université du Burundi en partenariat avec l’Ecole de la foi, la maison de l’UNESCO pour la culture de la paix au Burundi, Caritas Burundi et le diocèse de Rottemburg-Stuttagard d’Allemagne ont organisé ce jeudi une conférence centrée sur le thème « De l’aide au développement vers le partenariat pour le développement » dans les enceintes de l’IPA.

Un thème qui a été choisi dans l’optique de fournir aux étudiants de l’ISCO des justifications relatives à un constat soulevé par ces derniers en s’appuyant sur des experts nationaux et quelques représentants des pays donateurs, un constat selon lequel : « Des aides au développement ont été octroyées en abondance aux pays sous-développés depuis le début des indépendances, mais les destinataires restent pauvre ».

La plupart des intervenants qui ont pris la parole ont abondé dans le même sens que l’aide au développement devait être celle qui inclue les bénéficiaires durant tout le cycle de vie d’un projet de développement et opère à la fin des transformations dans tous les secteurs de la vie des communautés.

Or constatent les conférenciers, l’aide dans les pays en voix de développement en général n’est qu’une subvention indirectes aux entreprises étrangères et aux ménages des employés de ces derniers qui viennent superviser son utilisation et qui rapatrient leurs bénéfices âpres avoir exercé à l’intérieur des pays exploités des effets de démonstrations et d’exploitations.

Selon les professeurs de l’université du Burundi Gilbert Niyonkuru et Léonidas Ndayizera qui ont présenté le thème intitulé « Aide au commerce », l’aide qui devrait normalement relancer la croissance économique est devenue depuis les années 80 un lourd endettement présentant à cet effet des insuffisances.

Au niveau géopolitique son octroi selon Gilbert est de plus en plus soumis à un nombre impressionnants de contrainte et d’exigences des bailleurs dont la bonne gouvernance.

Dans la plupart des pays de l’Afrique, indique t-il, force est de constater que l’aide apparaît comme un des éléments de l’impérialiste qui favorise le maintien des pouvoirs politique favorables aux intérêts capitalistes et renverses les pouvoirs contraires à leurs intérêts, c’est le cas du régime de Laurent Gbagbo en côte d’Ivoire et Mohamard Kadhafi en Libye.

Ensuite, elle présente selon le doyen de l’IPA Nduwimana André des insuffisances dans le sens où elle est souvent gérée par des organisations étrangères qui envisagent des dépenses énormes en matériels et en personnels, envisagent aussi les flux d’entré mais sans envisager les flux de retour (cas des véhicules de luxes et des salaires exorbitants utilisés par le personnel étranger) et peu soucieux des principes économiques élémentaires.

Quant au doyen de l’ISCO, l’aide au développement devrait aussi tenir compte de la technologie moderne, une technologie maîtrisée car indique t-il, la technologie importé n’aide pas directement au développement.

Cela pourrait selon lui permettre de remplacer ce personnel des pays donateurs qui viennent nous imposer leur technologie dont on ne maîtrise pas directement en vue de rapatrier chez eux une partie de l’aide.

Et de conclure que dans de tel contexte, il est difficile d’apprécier l’apport réel de l’aide qui reste influencé par les pratiques et exigences inadéquates des donateurs, mais restent convaincus les conférenciers que l’aide ne sera efficace dans les pays bénéficiaires que si les institutions en place sont bonnes, capable de la gérer d’une manière bénéfique.