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La Banque mondiale : Sa nouvelle stratégie pour résoudre les conflits


By : Rédaction , jeudi 12 mars 2020  à 08 : 21 : 23
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Alors que la commission des droits de l’homme des Nations Unies sur le Burundi dénonce une autre dimension de la crise responsable de violation des droits de l’homme dans le pays, celle d’une forte dégradation de la situation économique, la Banque mondiale quant à elle propose une nouvelle stratégie de financer les pays africains en situation de conflits et de violence dans le but de relever ce défit.

Lundi le 09, la commission des droits de l’homme sur le Burundi a annoncé au conseil des droits de l’homme des Nations Unies que la forte dégradation de la situation économique depuis 2015 est l’une des huit facteurs de risque communs aux atrocités criminelles qui sont encore présents, menaçant la situation des droits de l’homme, alors que les élections présidentielles ne seront que dans 2 mois.

De surcroît, la commission a également noté qu’une situation humanitaire reste préoccupante dans le pays avec environ 3360000 réfugiés éparpillés dans les pays voisins.

Les conflits sont à l’origine de 80 % des besoins d’aide humanitaire et amputent la croissance du PIB de 2% en moyenne par an, a constaté le rapport.

Selon le groupe de la Banque mondiale, sur les 65 millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays à la fin de l’année 2015, 95 % son originaire des pays en développement.

Face à cette situation, la Banque mondiale a pour sa part indiqué le 27 février dans son rapport qu’elle reste attaché à lutter contre les fragilités, les conflits et les violences dans les pays où ils sévissent encore, en mettant l’accent sur la prévention et l’importance d’une action précoce.

Elle préconise à cet effet les mesures préventives pour s’atteler aux causes profondes d’un conflit en mettant l’accent sur la nécessité d’agir avant que les tensions ne se transforment en crise ouverte, pendant et après les situations de crise.

La stratégie insiste sur l’importance d’apporter un soutien durable aux pays fragiles en transition, comme la hausse des investissements dans les petites et moyennes entreprises, vitales pour créer des emplois et stimuler la croissance économique.

Elle va aussi s’intéresser aux retombées d’une situation de fragilité, conflit et violence sur les pays voisins, en s’attachant aux besoins de développement des réfugiés et des communautés qui les accueillent.

Pendant un conflit, elle s’emploie à renforcer la résilience des institutions et à préserver les services essentiels, comme la santé et l’éducation pour les communautés les plus vulnérables comme l’a précisé David Malpass président du Groupe de la Banque mondiale citant le rapport.

Pour atteindre son objectif dans ces pays en conflit, le rapport indique qu’elle prévoit en collaboration avec la Société financière internationale (IFC) une enveloppe de plus de 20 milliards de dollars.

Au Burundi, comme dans d’autre pays tels que la RDC, le Soudan du Sud et d’autres, le recours à la géolocalisation pour le suivi et la supervision de projets permet d’en améliorer l’impact.

Elles procéderont enfin selon le rapport à des changements opérationnels importants, en déployant davantage de personnel et de ressources dans ces pays et en travaillant en partenariat avec un large éventail d’acteurs locaux et internationaux.