D'AUTRES ARTICLES

POLITIQUE
Burundi : La démocratie se consolide, elle se déchire aux Etats-Unis.

#Burundi : Pierre Buyoya devrait être inhumé près de ses aïeux

SPORT
CAN 2022 : La liste des pays participants est déjà connue

Burundi : Saïdo Ntibazonkiza le sauveur des Hirondelles.

ENVIRONNEMENT
#Du Rwanda au #Burundi : Une probable dispersion d’un insecte ravageur des manguiers.

Burundi : Les objets non biodégradables en disparition

BEAUTE
DANSE
MUSIQUE & LOISIRS
La finale de la Primusic 2019, un spectacle vibrant

SOCIETE
Burundi : Un site d’accès aux documents administratifs disponible.

Burundi : Les habitants de Gatumba en détresse

SECURITE
Médicaments traditionnelles, des marchandises vendues n’importe où.

Muyinga : Cinq personnes brûlées vives

MODE & STYLE
AMISOM reviews its Mission Implementation Plan to bolster its activities

AMISOM holds memorial service its High Ranked Police Commissioner killed in the Ethiopian Airline Crash

ARTS & CULTURE
Le Burundi faché contre une équipe de tambourinaires au Kenya

UB : Le retard de la bourse : la désolation des étudiants

EDUCATION
La réouverture des écoles, une propagation du COVID-19

Hausse des prix considérable du matériel scolaire.

CUISINE
La cuisine Burundaise et sa particularité

Burundi : Biens meubles et immeubles saisis, les ’’putschistes’’ non épargnés

TOURISME
L’Angleterre interdit tout voyage en provenance du Burundi.

Les musés burundais que vous devez savoir

ECONOMIE ET FINANCE
Burundi : Les agents de Lumicash, Ecocash en complicité avec les escrocs

Regideso : Plus de succès que de défis depuis sa prise de fonction

#Burundi : Des chercheurs frustrés par la décision de l’ONU
Éliminer le VIH/SIDA, Un combat sans discrimination.

Burundi : HRW dénonce la torture à l’encontre des réfugiés Burundais

Médicaments traditionnelles, des marchandises vendues n’importe où.


By : Rédaction , mardi 25 août 2020  à 06 : 11 : 07
a

Les médicaments traditionnels sont en vente libre dans les quartiers à faible revenu de la mairie de Bujumbura et la plus part de ces produits sont habituellement achetés sans ordonnance, ce qui soulève un certains nombre de préoccupation quant à la qualité et à la dose des produits utilisés.

Au nord de la capitale, précisément au marché de Kinama, les fournisseurs viennent des montagnes surplombant la capitale une fois la semaine, dimanche très tôt le matin et comme leurs clients qui viennent acheter, ils sont visiblement des personnes à revenu faible.

Dans la plus part des cas, ces derniers opèrent à la fois en milieu rural et urbain, tous cela en dehors des structures de santé établies avec des traitements qui comblent les lacunes du système de santé officiel malgré la présence des autorités locale et sanitaires.

Ils étalent ces produits à terre en pleine rue, derrière les murs du marché en face d’autres marchandises, un endroit vraiment inadéquat pour la vente d’un médicament qu’il faut donner à un malade.

Ces derniers sont composés de diverses feuilles de plantes parfois pilées, bois fragmentés, tiges, graines écorces, tronc d’arbres racines à l’état brut ou en poudre etc., plusieurs personnes en majorité des vieilles femmes, hommes et jeunes mamans viennent marchander un à un.

Au moment où les médicaments sont servis dans les pharmacies en fonction des prescriptions du médecin, les guérisseurs de Kinama consultent les patients sur place gratuitement et verbalement avant de les proposer des médicaments à prendre sans toutefois spécifier la dose en fonction de la gravité de la maladie ou de l’âge du patient.

Un des clients que nous avons rencontré sur le lieu nous a déclaré qu’il préfère plutôt les guérisseurs traditionnels, ne tient pas compte des conseils du médecin, prend par contre au sérieux les remèdes de la médecine à base de plante médicinales sans se soucier des risques dangereux qu’elle peut encourir.

« Nous reconnaissons que certaines plantes réagissent favorablement à certaines maladies plus que les médicament pharmaceutiques, » a-t-il déclaré.

Des autorités administratives estiment que ces guérisseurs ont déjà fourni des services à l’échelle locale depuis des années malgré la loi sur la médecine traditionnelle au Burundi qui n’a pas encore été officiellement validée ajoutant qu’il n y a pas pour cela la raison d’entrer en conflit avec eux.

En février dernier, une loi portant sur la réglementation de la médecine traditionnelle a été adoptée à l’Assemblée Nationale, elle préconise la création d’une autorité de régulation des médicaments à base des plantes ainsi que les remèdes traditionnels.